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Préparer sa climatisation pour l'été à Toulouse

Le guide complet du frigoriste : checklist d'entretien, nettoyage, vérification du fluide et conseils pour affronter les canicules toulousaines sans mauvaise surprise.

● Publié en avril 2026 ● Temps de lecture : 12 min ● Par l'équipe PROCLIM31

Chaque année, c'est la même histoire. Les premiers 30 °C tombent sur Toulouse, souvent mi-juin, parfois dès fin mai quand le vent d'Autan décide de chauffer la plaine. Et là, les téléphones des frigoristes explosent. Chez PROCLIM31, on passe de 3 à 4 appels par jour en avril-mai à plus de 25 demandes quotidiennes dès que le thermomètre dépasse 33 °C. Le résultat est prévisible : les délais s'allongent, les urgences s'accumulent, et les clients qui n'ont pas anticipé se retrouvent à attendre 2 à 3 semaines en pleine fournaise.

Ce guide est là pour vous éviter ça. On va passer en revue tout ce qu'il faut vérifier, nettoyer et contrôler sur votre climatisation avant l'été. Certaines choses, vous pouvez les faire vous-même un dimanche matin. D'autres nécessitent un frigoriste avec une attestation de capacité et du matériel spécifique. L'idée, c'est que votre clim démarre au quart de tour le jour J, sans bruit suspect, sans odeur bizarre, et sans facture d'électricité qui dérape.

Pourquoi anticiper : les délais et les prix en plein été

Soyons concrets. Entre octobre et avril, quand vous appelez un frigoriste à Toulouse pour un entretien ou un dépannage, vous obtenez un rendez-vous en 24 à 48 heures. Le technicien arrive tranquillement, prend son temps, vérifie chaque point sans pression. Le tarif est standard.

À partir de mi-juin, tout change. Les agendas sont saturés. Les grossistes comme Cedeo, CGR ou Anconetti dans la zone de Sesquières commencent à afficher des ruptures sur certaines pièces courantes — cartes électroniques, sondes, ventilateurs tangentiels. Les interventions d'urgence sont facturées avec un supplément qui peut aller de 30 à 50 % selon les entreprises. Et quand votre clim tombe en panne un samedi de juillet avec 38 °C dehors et un appartement au dernier étage côté Bonnefoy, vous n'avez plus vraiment le choix de négocier.

Pour un dépannage standard hors saison, comptez environ 90 à 120 € de main-d'oeuvre. Le même diagnostic en urgence estivale grimpe facilement à 150-180 €. Sans parler du temps d'attente : 2 à 3 semaines en juillet-août sur Toulouse, c'est la norme chez la plupart des installateurs. Chez PROCLIM31, nos clients sous contrat gardent une priorité d'intervention, mais même pour eux les créneaux se resserrent en pleine canicule.

Moralité : la meilleure période pour s'occuper de sa clim, c'est maintenant. Entre mars et mai, vous avez le choix des créneaux, les pièces sont en stock, et surtout, si on découvre un problème sérieux (fuite de fluide, compresseur fatigué), on a le temps de commander et d'intervenir sans que vous souffriez de la chaleur.

Checklist d'entretien de printemps

Voici le protocole qu'on applique chez PROCLIM31 pour la révision saisonnière. Il couvre les points essentiels pour une remise en service fiable avant l'été :

Sur l'unité intérieure (split mural, console, cassette)

  • Retirer les filtres, les laver à l'eau tiède savonneuse, les laisser sécher complètement
  • Inspecter visuellement l'échangeur (évaporateur) : vérifier l'absence de poussière compacte ou de moisissures
  • Nettoyer le bac à condensats et tester l'écoulement en versant un verre d'eau
  • Vérifier l'état de la pompe de relevage si présente (test de marche)
  • Contrôler le fonctionnement de la télécommande et des voyants
  • Tester le mode froid pendant 15 minutes : mesurer l'écart de température entre la reprise et le soufflage (delta T attendu : 8 à 12 °C)
  • Tester le mode chaud si l'appareil est réversible
  • Écouter les bruits au démarrage et en fonctionnement stabilisé

Sur le groupe extérieur

  • Dégager toute végétation dans un rayon de 30 cm autour de l'unité
  • Nettoyer l'échangeur à ailettes avec un jet d'eau basse pression (jamais de karcher)
  • Vérifier l'état des silent-blocks et la stabilité du support mural ou au sol
  • Contrôler l'absence de corrosion sur les raccordements frigorifiques
  • Vérifier les serrages électriques et l'état du câble d'alimentation

Partie frigorifique (réservée au professionnel)

  • Mesure des pressions HP/BP au manifold numérique
  • Calcul de la surchauffe et du sous-refroidissement
  • Détection de fuite au détecteur électronique sur chaque raccord
  • Vérification de l'intensité absorbée par le compresseur (comparaison avec la plaque signalétique)

Les signes qu'il faut intervenir maintenant

Votre clim a tourné tout l'hiver en mode chauffage, ou bien elle est restée éteinte depuis septembre. Dans les deux cas, le premier démarrage de la saison chaude est un moment de vérité. Voici les signaux qui doivent vous alerter :

Bruit anormal. Un ronronnement sourd qui s'amplifie progressivement, un claquement sec au démarrage, un grincement continu — ce n'est jamais anodin. Le ronronnement peut indiquer un roulement de ventilateur usé. Le claquement, c'est souvent un silent-block cassé ou une pièce du carénage mal fixée. Le grincement, en général un moteur de ventilateur tangentiel en fin de vie. Sur les quartiers résidentiels comme Lardenne, Croix-Daurade ou Saint-Martin-du-Touch, les nuisances sonores posent aussi un problème de voisinage.

Odeur désagréable au soufflage. Une odeur de cave humide ou de moisi signale un bac à condensats colonisé par des moisissures. Une odeur âcre, plus chimique, peut indiquer un problème électrique — il faut couper immédiatement et appeler un technicien. L'odeur de chaussette mouillée, classique après un hiver sans utilisation, disparaît en général au bout de 30 minutes de fonctionnement. Si elle persiste, un nettoyage approfondi de l'échangeur s'impose.

Débit d'air faible. Vous mettez la clim en vitesse maximale et l'air sort à peine. Dans 80 % des cas, ce sont les filtres qui sont bouchés. Dans les 20 % restants, c'est le ventilateur tangentiel qui est encrassé par une couche de poussière grasse, souvent dans les cuisines ouvertes ou les logements proches de la rocade.

La clim tourne mais ne refroidit plus. Vous sentez de l'air, mais il est tiède. Le delta T entre reprise et soufflage est inférieur à 5 °C au lieu des 8-12 °C habituels. C'est le signe classique d'un manque de fluide frigorigène, soit par micro-fuite lente sur un raccord dudgeon, soit par une fuite plus franche sur l'échangeur. Il faut un frigoriste pour diagnostiquer et réparer.

Surconsommation électrique. Votre facture EDF a grimpé sans explication alors que vos habitudes n'ont pas changé. Un climatiseur dont les filtres sont encrassés ou dont le circuit frigorifique manque de gaz consomme 15 à 25 % de plus pour un résultat moindre. Le compresseur tourne en surrégime pour compenser, ce qui accélère son usure.

Nettoyage des filtres : mode d'emploi

C'est le geste d'entretien numéro un, celui que tout le monde peut faire et que personne ne fait assez souvent. Pourtant, un filtre encrassé, c'est la cause la plus fréquente de baisse de performance. Les études constructeur sont formelles : un filtre colmaté augmente la consommation de 15 % en moyenne, et jusqu'à 25 % dans les cas extrêmes.

Comment procéder

  1. Coupez la clim avec la télécommande, puis attendez 30 secondes que les volets se referment.
  2. Ouvrez le capot frontal de l'unité intérieure. Sur la plupart des splits muraux (Daikin, Mitsubishi, Atlantic), il suffit de tirer vers le haut les deux clips latéraux.
  3. Retirez les filtres en les faisant glisser vers le bas. Certains modèles ont aussi un filtre catéchin ou photocatalytique en plus du filtre mécanique — retirez-le également.
  4. Passez les filtres sous l'eau tiède avec un peu de liquide vaisselle doux. Frottez délicatement avec une éponge si nécessaire. Pas de brosse dure, pas de produit agressif.
  5. Rincez abondamment et laissez sécher à plat, à l'ombre. Pas de sèche-cheveux, pas de radiateur — la chaleur déforme le cadre plastique.
  6. Remettez les filtres en place une fois complètement secs. Un filtre humide = moisissures garanties en 48 h.

Fréquence recommandée

En période de fonctionnement intensif (juin à septembre à Toulouse), nettoyez vos filtres toutes les 3 à 4 semaines. Si vous avez des animaux, si le logement est proche d'un axe routier ou d'un espace vert (pollen de platane, les Toulousains connaissent), passez à toutes les 2 semaines. En dehors de la saison chaude, une fois tous les 2 mois suffit si l'appareil tourne en mode chauffage.

Astuce de frigoriste : quand vous retirez le filtre, regardez l'échangeur derrière. S'il est recouvert d'une couche de poussière grise compacte, le nettoyage du filtre seul ne suffira pas. Il faudra un nettoyage professionnel de l'échangeur avec un produit adapté, ce qui fait partie de notre visite d'entretien.

Le groupe extérieur : un entretien souvent oublié

Parce qu'il est sur le balcon, sur le toit-terrasse ou dans un coin du jardin, le groupe extérieur est le grand oublié de l'entretien. Pourtant, c'est lui qui rejette la chaleur. Si son échangeur est bouché, la pression monte, le compresseur force, et la facture suit.

Dégager la végétation

Le groupe a besoin d'air pour fonctionner. Il aspire par les côtés et souffle par le dessus (ou par l'avant selon les modèles). Si un arbuste, une haie de laurier ou du lierre pousse contre les grilles, le débit d'air chute et la machine surchauffe. Gardez un espace libre de 30 cm minimum sur les côtés et 1 mètre au-dessus. Sur les installations en copropriété à Toulouse, notamment dans les résidences des quartiers Compans-Caffarelli ou Jean-Jaurès, on voit régulièrement des groupes coincés entre un mur et un bac à fleurs. C'est rédhibitoire pour les performances.

Nettoyer les ailettes

L'échangeur extérieur est constitué de centaines d'ailettes en aluminium très fines. Elles se bouchent avec les peluches de peuplier (courant à Toulouse entre mai et juin), les feuilles mortes, les toiles d'araignées. Le nettoyage se fait au jet d'eau basse pression, toujours de l'intérieur vers l'extérieur pour ne pas enfoncer les débris. Jamais de karcher : la pression écrase les ailettes et réduit la surface d'échange de manière définitive. On le répète à chaque intervention parce qu'on voit régulièrement des ailettes aplaties par des propriétaires bien intentionnés.

Vérifier le support et les silent-blocks

Le groupe extérieur vibre. C'est normal — le compresseur est une machine tournante. Mais ces vibrations doivent être absorbées par les silent-blocks (petits plots en caoutchouc sous l'unité). Après 5 à 7 ans, le caoutchouc durcit, se fissure, et les vibrations se transmettent au support mural ou à la dalle. Le bruit augmente, les voisins se plaignent, et à terme les raccordements frigorifiques peuvent souffrir. Vérifiez visuellement l'état des silent-blocks : s'ils sont craquelés ou écrasés, faites-les remplacer. C'est un remplacement rapide et peu coûteux (autour de 80 € pose comprise chez nous).

Vérification du fluide frigorigène

Le fluide frigorigène (R32 sur les installations récentes, R410A sur celles d'avant 2020, parfois encore du R22 sur les très anciennes), c'est le sang du circuit. Sans lui, pas de froid. Un circuit bien posé, avec des dudgeons correctement serrés au couple et des brasures propres, ne perd pas de fluide. Mais dans la réalité, les micro-fuites existent. Une bague d'étanchéité qui vieillit, un raccord soumis aux vibrations pendant 8 ans, un coup de perceuse malencontreux dans une liaison frigorifique encastrée — on voit tout à Toulouse.

Les signes d'une fuite

  • Givre sur le tuyau de gaz (le plus gros) au niveau du groupe extérieur. C'est le signe le plus visible : le fluide manque, la détente est trop forte, l'eau de l'air condense et gèle sur le tuyau.
  • Baisse progressive du rendement. La clim souffle de l'air frais mais plus du froid comme avant. L'écart de température diminue de saison en saison.
  • Le compresseur tourne sans s'arrêter. Il n'atteint jamais la consigne parce qu'il n'a plus assez de fluide pour transporter les calories.
  • Traces d'huile autour d'un raccord. Le fluide s'échappe sous forme gazeuse, mais l'huile du compresseur qui circule avec lui laisse des traces grasses caractéristiques.

Pourquoi il faut un professionnel certifié

La manipulation des fluides frigorigènes est strictement encadrée. L'entreprise doit détenir une attestation de capacité délivrée par un organisme agréé, et chaque technicien doit posséder une attestation d'aptitude individuelle. PROCLIM31 détient les deux. On ne fait pas juste une recharge et on repart. On localise d'abord la fuite au détecteur électronique, on répare, on tire au vide le circuit pour éliminer l'humidité, et ensuite seulement on recharge à la quantité exacte indiquée sur la plaque signalétique. Recharger sans réparer, c'est jeter de l'argent par les fenêtres et relâcher un gaz à effet de serre dans l'atmosphère — le R32 a un GWP de 675, le R410A de 2088.

Entretien professionnel vs DIY : qui fait quoi

On ne va pas se mentir : il y a des tutos YouTube qui expliquent comment recharger sa clim soi-même avec des kits achetés sur internet. C'est illégal, c'est dangereux (le fluide sous pression peut provoquer des brûlures cryogéniques), et c'est contre-productif parce que sans manifold calibré, on ne met jamais la bonne quantité. Ceci posé, il y a plein de choses que vous pouvez — et devriez — faire vous-même.

Ce que vous pouvez faire

  • Nettoyer les filtres de l'unité intérieure (toutes les 3-4 semaines en été)
  • Dégager la végétation autour du groupe extérieur
  • Vérifier que l'évacuation des condensats coule bien (pas de flaque sous le split)
  • Dépoussiérer le carénage de l'unité intérieure avec un chiffon humide
  • Tester les différents modes (froid, chaud, ventilation, déshumidification) en début de saison
  • Vérifier que les piles de la télécommande fonctionnent et que le récepteur infrarouge répond
  • Couper l'alimentation électrique en cas d'orage violent (les cartes électroniques détestent les surtensions)

Ce qui nécessite un frigoriste

  • Toute manipulation du circuit frigorifique : mesure de pressions, recherche de fuite, recharge, brasure
  • Nettoyage approfondi de l'échangeur intérieur avec produit professionnel
  • Contrôle électrique : intensité compresseur, résistance d'isolement, serrage des connexions
  • Remplacement d'une carte électronique, d'un ventilateur, d'un compresseur
  • Déplacement ou modification d'une liaison frigorifique
  • Mise en service initiale après installation ou déplacement d'un split

La règle est simple : tout ce qui touche au fluide, au circuit électrique de puissance ou aux composants internes demande une intervention certifiée. Le reste, c'est de l'entretien courant que chaque propriétaire devrait intégrer à sa routine, au même titre que changer le filtre de sa VMC ou nettoyer les gouttières.

Canicule à Toulouse : données et dimensionnement

Toulouse n'est plus la ville tempérée qu'on décrivait dans les manuels de géographie il y a vingt ans. Les chiffres de Météo-France sont sans appel : la station de Blagnac a relevé 41,2 °C le 24 juin 2023, et l'été 2022 avait déjà aligné 18 jours au-dessus de 35 °C. Le vent d'Autan, ce foehn sec et chaud qui remonte de la Méditerranée, peut ajouter 3 à 4 °C de ressenti en quelques heures, transformant une journée chaude en fournaise, surtout dans les quartiers du centre comme les Carmes, Saint-Étienne ou la Daurade, où la minéralité amplifie l'effet d'îlot de chaleur urbain.

Pour le dimensionnement, ça change tout. Il y a 10 ans, on calculait les bilans thermiques sur une base de température extérieure de 35 °C. Aujourd'hui, on travaille sur 38 °C en base et on prévoit une marge à 42 °C pour les pics. Concrètement, un appartement de 60 m² orienté sud-ouest au troisième étage à Saint-Cyprien, avec des fenêtres double vitrage standard et une isolation correcte, nécessite entre 5 et 6,5 kW de puissance froid pour maintenir 25 °C quand il fait 40 °C dehors. Sous-dimensionner pour économiser 300 € à l'installation, c'est se retrouver avec un appareil qui tourne 100 % du temps sans atteindre la consigne, qui consomme trop, et qui use son compresseur en 5 ans au lieu de 12.

Si votre climatisation a été installée avant 2020 et qu'elle peine à maintenir le confort lors des pics, il est possible qu'elle ait été dimensionnée sur des hypothèses de températures qui ne sont plus d'actualité. Un bilan thermique actualisé permet de vérifier si la puissance installée reste adaptée.

Optimiser sa consommation en été

Faire tourner une clim, ça coûte. Un split de 2,5 kW en fonctionnement consomme entre 0,6 et 0,9 kW électrique selon son SEER. Sur un été toulousain où l'appareil fonctionne 8 à 10 heures par jour pendant 3 mois, ça représente entre 180 et 350 € d'électricité au tarif 2026. Mais cette fourchette peut varier du simple au double selon vos habitudes.

La consigne de température

Réglez entre 25 et 26 °C. L'ADEME recommande un écart maximal de 5 à 7 °C avec la température extérieure. Chaque degré en dessous de 25 °C augmente la consommation d'environ 7 %. Mettre sa clim à 18 °C quand il fait 38 °C dehors, c'est l'assurance d'une facture astronomique et d'un rhume assuré à cause du choc thermique.

Les volets et stores

C'est basique mais d'une efficacité redoutable. Fermer les volets roulants sur les façades sud et ouest entre 11 h et 17 h réduit l'apport solaire de 60 à 80 %. Votre clim a beaucoup moins de travail. Dans une maison toulousaine type des années 70-80 avec des volets roulants PVC, on mesure couramment 3 à 5 °C de différence de température intérieure entre volets ouverts et volets fermés, sans même allumer la clim.

La programmation horaire

Toutes les clim modernes (Daikin, Mitsubishi, Atlantic, Panasonic) proposent une programmation hebdomadaire. Programmez un démarrage 30 minutes avant votre retour plutôt que de laisser tourner toute la journée dans un logement vide. Si vous travaillez à Labège, Ramonville ou Montaudran et que vous rentrez à 18 h, programmez un démarrage à 17 h 30. La clim atteindra la consigne en 20 à 30 minutes dans un logement bien isolé.

Le mode éco et le mode nuit

Le mode éco (appelé Econo Cool chez Daikin, i-save chez Mitsubishi) réduit la puissance du compresseur et accepte un écart de +2 °C par rapport à la consigne. La nuit, le mode sleep remonte progressivement la consigne de 1 à 2 °C sur 6 heures, parce que le corps a besoin de moins de froid quand il se repose. Utilisez-les systématiquement : ils réduisent la consommation de 15 à 20 % sans impact notable sur le confort.

Votre clim est prête pour l'été ? Faites vérifier par un pro.

Révision complète, rapport écrit, intervention avant les chaleurs. Créneaux disponibles dès cette semaine.

Demander un créneau

Quand remplacer plutôt que réparer

Réparer un climatiseur qui a 15 ans, c'est parfois jeter de l'argent dans un puits. Voici les critères objectifs que nous utilisons chez PROCLIM31 pour conseiller nos clients :

  • Âge supérieur à 12-14 ans. Au-delà, les pannes se multiplient, les pièces deviennent difficiles à trouver, et la consommation est nettement supérieure aux appareils actuels. Un split de 2010 consomme en moyenne 30 à 40 % de plus qu'un modèle 2024 à puissance équivalente.
  • Fluide R22 (HCFC). Interdit depuis 2015. Si votre clim fonctionne au R22, on ne peut plus recharger. Le fluide de substitution (R407C) n'offre pas les mêmes performances et nécessite des modifications. Le remplacement est la seule solution pérenne.
  • Fluide R410A et pannes récurrentes. Le R410A va progressivement être abandonné au profit du R32 (GWP divisé par 3). Si votre clim au R410A cumule deux pannes majeures en 3 ans, le calcul économique penche en faveur du remplacement.
  • SEER inférieur à 4. Le SEER (Seasonal Energy Efficiency Ratio) mesure l'efficacité saisonnière en mode froid. Les splits actuels affichent un SEER entre 6 et 9. Un appareil en dessous de 4 consomme 50 % d'électricité en plus pour le même résultat. Sur 10 ans, la différence de facture finance largement un appareil neuf.
  • Pannes sur le compresseur. Un remplacement de compresseur coûte entre 900 et 1 800 € selon la puissance. Sur un appareil de plus de 8 ans, c'est rarement rentable par rapport à un remplacement complet.

Et il y a un critère qu'on oublie souvent : le confort sonore. Les splits de la génération 2015-2020 tournaient autour de 24-26 dB(A) en vitesse minimale. Les modèles 2024-2026 descendent à 19-21 dB(A). Dans une chambre, cette différence change la qualité du sommeil. Les Toulousains qui vivent dans des maisons de ville étroites, typiques des quartiers Saint-Aubin, Arnaud-Bernard ou des Chalets, où les chambres sont petites et proches de l'unité intérieure, apprécient particulièrement cette évolution.

Contrat d'entretien PROCLIM31

Plutôt que de vous rappeler chaque printemps qu'il faut appeler un frigoriste, autant mettre en place un contrat. On s'occupe de vous relancer, de planifier l'intervention, et vous êtes tranquille.

Ce qui est inclus dans le contrat annuel

  • Une visite d'entretien complète par an (protocole de 17 points décrit plus haut)
  • Rapport d'intervention écrit avec photos, envoyé par mail le jour même
  • Accès à la hotline technique : vous nous appelez, on vous répond, on essaie de résoudre à distance avant de nous déplacer
  • Réduction de 15 % sur les dépannages hors contrat
  • Priorité d'intervention en saison estivale (délai cible : 72 h contre 2-3 semaines hors contrat)

Tarifs 2026

ConfigurationContrat annuel TTCDurée visite
Mono-split129 €45 min
Bi-split169 €1 h
Tri-split209 €1 h 15
Quadri ou penta-split249 €1 h 30
Gainable résidentiel229 €1 h 30

Le contrat est sans tacite reconduction. On vous envoie un mail en janvier pour renouveler. Si vous ne répondez pas, il s'arrête. Pas de prélèvement surprise, pas de petite ligne en bas de page. Et si vous déménagez, le contrat est transférable au nouveau propriétaire.

Le bon réflexe : souscrivez au contrat avant fin mai pour bénéficier de la visite printanière et arriver à l'été avec une clim en parfait état et une priorité d'intervention en cas de panne estivale.

Questions fréquentes — Préparer sa clim pour l'été

Quand faut-il préparer sa climatisation pour l'été à Toulouse ?

L'idéal est d'intervenir entre mars et mai. En plein été, les délais d'intervention passent de 48 h à 2-3 semaines sur l'agglomération toulousaine, et les tarifs d'urgence s'appliquent. En anticipant, vous avez le choix des créneaux, les pièces sont disponibles, et si on découvre un problème, on a le temps de le traiter sereinement.

Puis-je nettoyer les filtres de ma clim moi-même ?

Oui, c'est même fortement recommandé. Ouvrez le capot frontal, retirez les filtres, passez-les sous l'eau tiède avec un peu de savon doux, laissez sécher à plat et remettez-les en place. Fréquence : toutes les 3 à 4 semaines en été, toutes les 2 semaines si vous avez des animaux ou vivez en centre-ville. Un filtre encrassé fait grimper la consommation de 15 %.

Combien coûte une révision de climatisation avant l'été ?

Chez PROCLIM31, comptez 129 € TTC pour un mono-split, 169 € pour un bi-split et 229 € pour un gainable. La visite inclut le nettoyage complet, le contrôle des pressions frigorifiques, la vérification électrique et un rapport écrit avec photos.

Ma clim fait du bruit au redémarrage après l'hiver, c'est normal ?

Un léger bruit au premier démarrage saisonnier est courant : le fluide se remet en circulation, les composants reprennent leur cycle. En revanche, si le bruit persiste après 10 minutes, s'il s'agit d'un claquement, d'un grincement ou d'une vibration marquée, il faut faire vérifier. Ça peut être un silent-block cassé, un ventilateur usé ou un problème de fixation.

À quelle température régler sa clim en été pour ne pas trop consommer ?

Visez 25 à 26 °C, avec un écart maximal de 5 à 7 °C par rapport à l'extérieur. Chaque degré en dessous augmente la facture d'environ 7 %. Fermez les volets côté soleil entre 11 h et 17 h, programmez un démarrage 30 minutes avant votre retour, et utilisez le mode éco ou nuit pour grappiller 15 à 20 % de consommation en moins sans perdre en confort.

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